TFGA n°10 : Les méchants qu’on aime détester

Bonjour tout le monde,

On se retrouve de nouveau ce mois-ci pour la dixième édition du Top Five Games Addict toujours proposé par l’ami Alex Effect. Je vous rappelle très rapidement le concept :

Tous les mois, des bloggers et rédacteurs sont invités à écrire leur TOP de jeux vidéos selon un thème choisi au préalable par Alex.

Encore une fois, Alex nous a servi ici un thème très sympathique puisqu’il va permettre à tous les participants d’illustrer tous leurs méchants préférés dans un seul et même top :

Les méchants qu’on aime détester

Le thème est assez vaste, mais j’avoue que le terme « détester » n’a pas été ma préoccupation première lors de la rédaction de ce top, donc sans plus attendre je vous laisse le découvrir. Allez, c’est parti! 

N°5 : Vergil de Devil May Cry 3

Je suis un très grand fan de la série Devil May Cry. Le premier opus est probablement un des jeux auxquels j’ai le plus joué sur PS2 quand j’étais gamin (sans toutefois réussir à le finir une seule fois avant que je ne m’y remette il y a quelques années de cela : eh beh oui c’est pas parce qu’on joue des heures et des heures qu’on y arrive quand on est gosse :p ). Dans tous les cas, la série ne m’a jamais déçue (sauf DMC 2 parce que fuck la logique) et si l’on pense bien à un personnage badass charismatique dans l’univers du jeu vidéo, c’est bien évident qu’à un moment donné le nom Dante surviendra.

Mais si notre jeune mi-humain mi-démon pète la classe, qu’en est-il de son frère jumeau, le fameux Vergil que l’on découvre dans le très énergique DMC3? Eh beh il déchire sa race, au moins autant, si ce n’est plus que Dante lui même! Avec ses cheveux coiffés en arrière pour se démarquer de son frère, et ses deux katanas qu’il ne lâche pas, le mec pèse quand même pas mal. En plus de ça, son combat se fait bien attendre dans le troisième opus puisqu’il faudra au préalable gravir tous les étages d’une énorme tour infernale en haut de laquelle il se trouve. S’en suit un combat épique et dantesque (trololol) qui figure probablement dans mes scènes préférées de jeu vidéo (ça ferait peut être un prochain TFGA ça Alex, hein?). 

P.S : Il est NETTEMENT moins stylé dans le dernier DmC, pour le coup le protagoniste principal (ouais un autre Dante encore) a beaucoup plus de charisme que Vergil dans cet opus.

N°4 : Revolver Ocelot de la saga Metal Gear Solid

Quand on parle aussi de personnage emblématique, on pense tout de suite à la série des Metal Gear Solid et à son personnage principal PLUS QUE charismatique, le fameux Snake (ça dépend des opus c’est pas toujours le même). En revanche, si on devait nommer un méchant (bon c’est relatif comme dans le prochain MGS il est gentil) de la série tout aussi charismatique, je pense tout de suite pour ma part à Revolver Ocelot.

Ce vieillard que l’on découvre dès Metal Gear Solid premier du nom, en a mis plein la vu aux joueurs de cette époque avec ces colts et notamment les fameux tricks qu’il fait avec (encore plus mis en valeur dans MGS3). Finalement, on retrouvera ce moustachu dans la plupart des jeux MGS, toujours avec une apparence plus ou moins différente, mais c’est surtout dans MGS 3 qu’il gagnera son titre de meilleur rival de Snake à mes yeux. Après s’être fait rabaissé son caquet par Big Boss (même si il a pas ce titre à ce moment là) lui même qui ne perd pas son temps à jouer avec ses guns mais qui tire avant même que tu aies le temps de comprendre pourquoi, il reviendra bon nombre de fois prendre sa revanche sans toutefois jamais l’obtenir. J’ai pas spécialement envie de spoiler mais en partant du principe que tout le monde a joué à MGS 3 (c’est faux je sais), à la fin du jeu les deux protagonistes s’affrontent dans une partie de roulette russe ô combien culte qui figurerait aussi dans ma liste des scènes préférées de jeu vidéo (je tâte le terrain là Alex :p ).

Pour terminer, je dirais seulement que j’ai bien hâte de retrouver Ocelot dans le prochain MGS V mais cette fois-ci en tant qu’allié de poids pour toute l’aventure.

N°3 : Vamp de Metal Gear Solid 2

Tout en restant dans la série MGS, j’enchaîne sans plus tarder avec Vamp, un des ennemis phares de MGS 2. Ce mercenaire roumain aux attributs de vampire à la solde de la Dead Cell donnera du fil à retordre au jeune protagoniste de MGS 2 qui n’est pour une fois pas un Snake, mais une jeune recrue du nom de code de Raiden (ça en a fait rager un paquet d’ailleurs à la sortie du jeu). On retrouvera ce personnage un paquet de fois, puisqu’il apparaît au moins 5 fois dans le titre et revient même dans MGS 4.

Dans tous les cas, c’est ENCORE UNE FOIS, un personnage qui a permis de faire une des scènes les plus mythiques de MGS 2, lors notamment de son introduction plutôt sanglante qui m’a fait frissonner un bon nombre de fois quand j’étais gosse 😀

N°2 : Jack Krauser de Resident Evil 4

Ah… Resident Evil 4. Je suis sûr que ce nom doit rendre nostalgique pas mal de joueurs, n’est-ce pas? En plus d’être un jeu cultissime par son gameplay et son scénario, il a permis de remettre au goût du jour beaucoup de personnages de la série Resident Evil en passant tout d’abord par Leon Scott Kennedy puis par son grand rival dans ce même titre, je parle bien entendu de Jack Krauser.

Si le personnage brille déjà par sa classe énormissime en plus de son habileté à manier le couteau (DE BARBARE), il donnera surtout du fil à retordre à Leon qui galère déjà bien avec sa quête de sauver la fille du président des Etats-Unis (Ashley « petite conne » Graham). Les deux personnages se battent à plusieurs reprises, ce qui ne manquera pas de donner son lot de SCENES CULTES avec des QTE bien exigeant.

N°1 : Le Joker dans la saga Batman Arkham 

Vous avez quand même pas cru que j’allais le zapper celui-là? Comment MOI, JOKIRA (Joker + Kira au cas où vous ne saviez pas) POURRAIT OUBLIER LE PRINCE CLOWN DU CRIME ? 😀

Bon à vrai dire, je devrais vraiment faire un article complet sur le Joker tellement j’ai de choses à dire, sur les différentes interprétations, les apparitions dans les comics etc.. Mais ici c’est surtout son apparition dans la série Batman Arkham qui m’intéresse. A vrai dire, c’est probablement l’interprétation la plus FIDELE à l’esprit du Joker qui ait jamais été produite à ce jour. Et pour cause, en V.O on retrouve la voix même de Mark Hamill au micro, notamment doubleur de toutes les apparitions animées du Joker dans les séries TV, et en français on a également droit à une excellente performance du doubleur Pierre Hatet. 

Finalement, de tous les titres Batman Arkham sortis à ce jour, pas un n’a réussi à piétiner l’image du Joker (oui oui même Arkham Origins était sympathique de ce point de vue là au moins) qui reste et restera toujours un des icônes emblématique aussi bien de la pop culture que désormais des jeux vidéos!

Bon beh voilà. Un nouveau TFGA de plié! N’hésitez pas à commenter sur cet article si le coeur vous en dit, dans tous les cas moi je pars rebosser sur mon film, et je vous dis à la prochaine, les amis!

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TFGA n°9 : Nos peurs inavouables…

Bonjour tout le monde,

On se retrouve de nouveau ce mois-ci pour la neuvième édition du Top Five Games Addict toujours proposé par l’ami Alex Effect. Je vous rappelle très rapidement le concept :

Tous les mois, des bloggers et rédacteurs sont invités à écrire leur TOP de jeux vidéos selon un thème choisi au préalable par Alex.

Si le concept de ce mois ci me parle beaucoup plus que celui du mois précédent (alléluia!), le choix de mes 5 places ne m’ont pas parus simples pour autant, et pourtant ce n’est pas le nombre de frayeurs concernant nos machines adorées qui manque!

Nos peurs inavouables…

Bon alors d’après ce que j’ai compris, et ce que la plupart des participants à ce numéro du TFGA ont l’air d’avoir compris également, c’est que c’est moins des jeux que l’on cherche à cibler dans ce top, mais directement des expériences de gamers. Bonne nouvelle parce que j’en ai un paquet. Allez, c’est parti!

N°5 : Le CD rayé

Le pire c’est que moi c’était pas aussi visible que ça. Mais plus profond…

J’imagine que tout possesseur de console a du ressentir cette peur à un moment donné de sa vie de gamer (oui oui c’est différent de la vie réelle). Vous savez, ce moment où on voit la console se coucher sur son flanc pour une raison X ou Y (que ce soit le chat qui passait là, ou un individu malhonnête qui trébuche sur le fil d’alimentation ou mieux encore le meuble de la TV qui s’écroule sur la console : real story) et qu’à peine remis de ses émotions et si tenté que la console n’ait au final qu’une petite rayure, on se met alors à entendre ce douloureux grincement. Ce son, c’est le gémissement du DVD de votre jeu vidéo favori (du moment, puisque maintenant j’men bas pas mal les steaks d’Assassins Creed Brotherhood), celui-là même auquel vous étiez en train de jouer. Il souffre, il souffre terriblement car CES P*TAINS DE CONCEPTEURS DE XBOX 360 N’ONT PAS ENVISAGÉ DE SÉCURITÉ AU CAS OU LA CONSOLE SERAIT DÉPLACÉE PENDANT QUE LE DVD TOURNE. (Chose qui ne m’est jamais arrivé sur PS3 ou bien même sur Wii).

Bon après avoir essayé les 25 millions de solutions maison pour réparer le CD allant du lavage à l’eau froide jusqu’à l’application de dentifrice sur la rayure : toujours rien. Heureusement l’histoire se finit bien, car le magasin d’occasion dans lequel j’avais acheté le jeu avait déjà pensé à investir dans une machine à réparer les rayures dans le cas où des blaireaux comme moi iraient réussir à rayer leur DVD, mais comme j’ai réussi à leur faire croire que c’était eux qui me l’avaient vendu tel quel, ils m’ont fait la réparation gratos. 🙂

N°4 : La config mini

Je joue pas à PES, c’est pour illustrer.

Ce genre de problème ne concerne bien évidemment pas les joueurs sur console, mais voilà quand notre console a rendu l’âme (cf au dessus) ou quand on a pas encore vu l’intérêt de s’acheter une console, il arrive très souvent qu’on essaye de se contenter du toaster qui nous sert de PC pour jouer aux derniers jeux qui nous intéressent. Bon, vous allez me dire « t’avais qu’à acheter un PC plus puissant » mais quand bien même ? Quand je l’ai acheté, mon petit i3 avait de la marge sur les configurations minimales du moment, mais avec les nouveaux moteurs de jeux, et les avancées technologiques toujours de plus en plus performantes en terme de matériel, on se sent (et on est) très vite dépassé que ce soit aussi bien au niveau matériel que budgétaire.

Très récemment, des jeux semblaient ne pas pouvoir me permettre d’y jouer sur mon PC portable alors qu’ils passaient sans souci (Outlast) alors que d’autres qui étaient sensé passer ramaient comme pas possible, ce qui est d’autant plus gênant quand c’est ton jeu favori de tous les temps (Deus Ex : Human Revolution). Dans tous les cas, c’est un point qu’on ne peut que donner dans le camp des joueurs consoles, ils ont beau être limités au niveau des graphismes (quoique quand on voit Horizon Zero Dawn on a du mal à croire que ça tourne sur PS4) mais au moins on est tranquille pour un moment avant de changer! (TROLL : sauf la Wii U)

N°3 : Les boss

Ce boss s’appelle tout simplement « It », et je le déteste.

C’est probablement la peur la plus difficile à avouer : j’ai toujours eu une angoisse pure et dure des boss dans les jeux vidéos. Bon vous allez me dire, qui n’aurait pas peur des gros machins tout dégueulasses qui t’étripent je ne sais comment dans ton dos à la Resident Evil, mais moi c’est vraiment une peur maladive. Si bien que parfois il m’arrive de prendre EXPRÈS mon temps quand je vois qu’un long couloir va mener à une salle de boss façon Devil May Cry 3. En plus généralement ils sont assez gentils pour nous laisser quelques indices : des ennemis pas bien durs à tuer histoire de reprendre un peu de vie, quelques objets dissimulés, en gros c’est une façon indirecte de nous dire « préparez vous, vous allez en ch*er!« .

C’est aussi très souvent à cause de boss un peu trop difficile que j’ai ragé au point de m’arrêter dans un jeu comme ce fût le cas pour Devil May Cry 3 que je viens de citer, avant de le reprendre des années plus tard. Vous me traiterez probablement de lâche, mais il est fort possible que ce soit Resident Evil 4 qui m’ait traumatisé notamment avec le boss que j’ai illustré juste au dessus (ce n’est qu’un exemple, j’ai une peur bleue des Regeneradores aussi j’vous rassure).

Ce qui est également assez étonnant, c’est que cette angoisse ne s’applique pas du tout à des jeux comme Shadow Of the Colossus où toute l’aventure ne s’avère être qu’un enchaînement de boss car j’imagine que l’attente est moins oppressante, et aucun suspens ne nous fait frissonner jusqu’au dernier moment si ce n’est la taille imposante et impressionnante des titans. D’un autre côté, il m’est arrivé d’être déçu par certains jeux qui ne proposaient aucun boss, comme par exemple la saga F.E.A.R. En fait c’est comme si on teasait la chose pendant tout le jeu, on s’attend vraiment à devoir affronter le boss jusqu’au dernier moment, puis plus rien, c’est comme si il manquait une part importante du gameplay. Au final ce n’est donc pas pour rien que les concepteurs de jeux vidéos ont implémenté le concept du boss de fin de niveau, c’est probablement un des aspects des jeux vidéos qui les rythme et les rend encore plus épique et les batailles d’autant plus jouissives et gratifiantes quand on finit d’en abattre un.

N°2 : « I am the one and only » 

Tout est dit, l’ami.

Là on rentre un peu plus dans mon expérience en tant que joueur de CS, mais j’imagine que ça s’applique à tout le monde si tenté qu’ils aient joué à un FPS une fois dans leur vie. Il arrive très souvent qu’on se retrouve dernier survivant à la fin d’une partie, et cela donne lieu par conséquent à élévation palpable du stress in-game. Déjà si il ne reste qu’un seul adversaire c’est assez frustrant car il peut arriver de tous les côtés si on a pas eu d’infos préalables par ses collègues, mais en plus de ça il se la jouera probablement discret et marchera histoire de ne pas nous faciliter la tâche. C’est tendu, mais il y a encore plus tendu : être tout seul face à une équipe complète. Ce genre de scénario arrive beaucoup plus souvent lors de matchs officiels car ce n’est pas le genre de truc qui se produit au hasard mais qui résulte au contraire d’une stratégie bien menée de la part des adversaires. Dans ce genre de situation, on est livré à nous même et on sait que tous les autres nous regardent et croient en nous. Si tout fonctionne bien et qu’on s’en sort, c’est la surpuissance totale et la classe éternelle, mais si on se ramasse comme une m*rde on devient le joueur le plus insignifiant qu’ils n’aient jamais rencontrés. C’est vraiment assez spécial les rituels CS je vous l’accorde.

N°1 : Le ban définitif

Le petit pop-up de la déception.

Si tenté que vous réussissez plusieurs fois à vous sortir de situations comme celle que j’ai cité juste avant, il est très possible qu’on vous traite de « cheater » et cela arrive bien plus souvent que vous ne le pensez. Si l’admin fait bien son boulot, et qu’il n’est pas trop c*n, il verra bien que ce n’est que de fausses accusations et démentira les accusations, en revanche si c’est précisément lui qu’on vient de poutrer, il sera légèrement moins enclin à vous croire et finira par vous bannir du serveur. En fait ça m’arrive régulièrement et je ne supporte pas ça, y’a même plus moyen de s’amuser tranquillement sur un serveur sans se faire emmerder!

Bon ça c’est déjà une chose, mais on peut toujours changer de serveur et en trouver un autre. Cependant le problème n’est pas le même si un de ces péquenauts trouve la lâcheté de venir nous dénoncer à Steam. Dans ce cas là encore, si ils font bien leur boulot il n’y aura pas de souci, mais ô combien de fois des histoires de ban définitif de compte Steam ont été racontées alors que la personne concernée n’avait rien fait si ce n’est jouer mieux que son adversaire.

Toutes ces histoires sont bien tristes, mais hélas elles nous font appréhender le fait de réussir à faire des actions stylées lors d’une partie. Si tôt la joie d’avoir enchaîné 5 headshots est passée, on se voit à espérer ne pas se faire bannir de ce même serveur. Les gens sont vraiment c*ns.

Et bien sur ce, mon TFGA de ce mois-ci est terminé, j’espère qu’il vous a plu et que je n’ai pas trop blablaté dans le vide 😛 Dans tous les cas je vous dis à la prochaine, et jouez bien tout en faisant attention aux rageux jaloux!

TFGA n°8 : Si jeunes et pourtant si…

Bonjour tout le monde,

On se retrouve de nouveau ce mois-ci pour la huitième édition du Top Five Games Addict toujours proposé par l’ami Alex Effect. Je vous rappelle très rapidement le concept :

Tous les mois, des bloggers et rédacteurs sont invités à écrire leur TOP de jeux vidéos selon un thème choisi au préalable par Alex.

Ce mois-ci, le sujet m’a posé quelques problèmes et ceci pour plusieurs raisons : tout d’abord les partiels de fin de deuxième semestre de ma PAES qui m’ont pris pas mal de temps, et d’un autre côté c’est surtout le sujet qui m’a un peu refroidi, et vous allez très vite comprendre pourquoi :

Si jeunes et pourtant si… 

Voilà ! Alors maintenant qu’est ce que je vais bien pouvoir mettre là-dedans, hein? Je me le demande bien, merci Alex ! Bon heureusement avec quelques réflexions et en repensant à tous les jeux-vidéos auxquels j’ai joué dans lesquels on incarne un héros assez jeune, j’en arrive à mon TFGA qui plus est avec une thématique pour chacun de mes choix, que demande le peuple! Allez c’est parti, accrochez vous à vos nin-nin.

 

Si jeune et pourtant si malsaine : Alma dans F.E.A.R 

Alma dans F.E.A.R 3 (gauche) et dans F.E.A.R 1 (droite)

Je dois dire que je ne fais pas parti des gens facilement iimpressionnables. Élevé à la dure avec des Massacre à la Tronçonneuse et Halloween de tout âge lors des soirées du samedi soir, c’est tout naturellement que je me suis tourné vers le genre horror du monde vidéo-ludique. Après être passé par la case Resident Evil comme bon nombre de mes pairs, j’ai entendu parler d’un jeu vidéo réunissant FPS et jump-scare façon film d’horreur de série B : ce jeu c’est F.E.A.R.

Si le premier opus fut et restera un très bon FPS pour son époque, ce seront surtout les apparitions particulièrement bien mises en scènes de la petite vicieuse Alma qui me resteront en tête après ces quelques heures de jeu (il faut dire que c’est le genre de titre qui se finit assez vite, vu que bah y’a aucune difficulté 😦 ) et le même constat s’applique pour le deuxième opus (sinon fuyiez le troisième, c’est de la daube, surtout en coop).

Si jeune et pourtant si héroïque : Fable

Le protagoniste principal de FABLE (au début de l’aventure)

FABLE premier du nom a une place spéciale dans mon cœur, puisqu’il s’agit d‘un des premiers jeux auxquels j’ai pu jouer sur la Xbox première du nom après HALO 2. Ce qui rendait ce jeu révolutionnaire à mes yeux, tout comme aux yeux de toutes les critiques de l’époque, c’était d’enfin avoir la possibilité de faire le choix entre faire parti du bien ou du mal dans un seul et même jeu. C’est probablement le premier jeu auquel j’ai joué dont les choix in-game avaient de réelles répercussions à la fois sur mon personnage (physiquement et au niveau du gameplay) mais également sur le monde environnant (la réaction des gens, les missions…).

Le plus jouissif est finalement de voir l’évolution du début à la fin de l’aventure, en partant de ce jeune enfant en effet si jeune et si innocent, pouvant alors le rester et défendre ses concitoyens ou détruire tout ce et ceux qui se mettent sur son passage ! Ce concept fut réadapté plus tard dans les autres opus mais je n’ai jamais retrouvé pareille sensation d’importance dans mes choix pour ces derniers. Il y a toujours une place spéciale pour le premier j’imagine 😉 Plus récemment, DISHONORED m’a beaucoup plu pour ces mêmes principes : le choix de tuer ou non ayant des répercussions directe sur les missions tout comme sur le monde dans lequel on évolue.

Si jeunes et pourtant si poétiques : Shadow of the Colossus – ICO

Wander, le jeune protagoniste de Shadow of the Colossus

C’est sur PS2 que virent le jour 2 chef-d’œuvres développés par Sony, salués pour leur aventure poétique et originale. Ces deux jeux ne sont autres que ICO & Shadow of the Colossus.

Si ICO collerait ici plus au sujet étant donné que le protagoniste est véritablement très jeune, c’est surtout Shadow of the Colossus qui m’a marqué le plus et cela pour plusieurs raisons. Il a tout d’abord prouvé qu’un jeu peut effectivement être autre chose que violent et sans intérêt, et peut par conséquent même être poétique de par ses thématiques, son univers bucolique et ses musiques et son scénario touchant. Il a aussi redoré le blason des boss de niveau en ne proposant que du début à la fin de l’aventure une suite de boss tous plus impressionnants les uns que les autres et finalement la première chose qu’on saluera à Shadow of the Colossus c’est son énorme boulot de character design. Ici, le protagoniste ne peut pas parler, mais nul n’a besoin de dialogue pour comprendre que le jeune homme fera tout quoiqu’il lui coûte pour sauver sa chère et tendre, quitte à donner sa vie pour vaincre des titans faisant 100x sa taille. Ce jeu, c’est tout simplement l’héroïsme à l’état pur, et il m’a même fait pleurer sur sa fin !

Si jeunes et pourtant si fantastiques : Donkey Kong Country Returns – Epic Mickey

Donkey Kong Country Returns

Bon alors j’avoue que c’est assez osé de réussir à les caser ces deux là, mais je me devais de leur faire honneur dans ce TFGA car à eux deux, ils ont réussi à faire resurgir des héros d’enfance qui me semblaient totalement oubliés au profit de jeux plus « de mon âge ». Finalement, c’est un peu au même titre que les gens qui croient que Batman c’est pour les gosses, ils n’ont de toute évidence pas joué à Arkham Asylum, et il en est ainsi de même pour Donkey Kong Country Returns qui est probablement un des jeux les plus funs à jouer en duo auquel j’ai pu jouer et de même pour Epic Mickey qui redonne une nouvelle vie à ce personnage qui a tout de même bien bercé notre enfance si je ne m’abuse. Maintenant je n’attends qu’une chose : pouvoir enfin mettre mes pattes sur Donkey Kong : Tropical Freeze, mais pour ça il va me falloir une Wii U, héhé !

 

Si jeunes et pourtant si… cons : South Park : Le Bâton de la Vérité

Nos héros d’enfance bénéficient enfin d’une adaptation à leur hauteur.

On finit enfin sur du plus qu’épique, probablement un de mes jeux préférés de l’année 2014, le seul et l’unique South Park : Le Bâton de la Vérité.

Bien évidemment, il n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais seulement entre celles des purs fans des 11 premières saisons en ne tenant pas compte de l’actuel bousin saisonnier qu’on nous sert dernièrement avec les dernières saisons. Ce jeu c’est tout simplement l’âme de la série retranscrite et dirigée par ses propres créateurs grâce à un gameplay dynamique et en totale concordance avec l’univers de la série et avec une réalisation impeccable : on se croit vraiment dans un épisode de la série, et qui n’a jamais rêvé de se balader dans la ville de South Park dans sa TOTALITÉ et d’aller faire un p’tit coucou à chacun de nos protagonistes préférés de la série ? Moi, personnellement, je suis ravi.

Seul point vraiment négatif : la censure sur console en Europe, coupant une bonne partie des gameplays QTE, assez décevant bien qu’ils ne soient pas si indispensables que ça. Le contraire aurait étonné cependant.

 

Bon et bien voilà, ce TFGA est terminé, j’espère qu’il vous aura plu/inspiré si vous devez écrire un TFGA à votre tour et je vous dis RDV au mois prochain pour un nouveau TFGA, en espérant qu’il m’inspire un peu plus que celui-ci 😀

TFGA n°7 : Ces sons que nous n’oublierons jamais

Bonjour tout le monde,

On se retrouve de nouveau ce mois-ci pour la sixième édition du Top Five Games Addict toujours proposé par l’ami Alex Effect. Je vous rappelle très rapidement le concept :

Tous les mois, des bloggers et rédacteurs sont invités à écrire leur TOP de jeux vidéos selon un thème choisi au préalable par Alex.

Le mois dernier, j’avais déjà participé à la sixième édition du TFGA qui portait sur « Ces moments où la manette a failli voler« . Ce mois-ci, on se tourne vers quelque chose de plus gentil et qui ravira sans doute les mélomanes, puisque nous allons nous intéresser à :

Ces sons que nous n’oublierons jamais

Comme nous laisse entendre le sujet, et comme nous le rappelle Alex sur son article, le thème de cette sixième édition est particulièrement vaste puisqu’il concerne aussi bien les musiques qui ont bercé nos longues heures de jeu, tout comme les différents bruitages qui auraient pu nous marquer au cours de notre passé de geek dans ces mêmes jeux-vidéos. Je vous propose donc mon propre TFGA, qui je l’espère saura satisfaire vos tympans et vous rappeler de bons souvenirs.

N°5 :  OUTLAST

On va commencer par cette cinquième position, que j’ai à vrai dire eu beaucoup de mal à choisir, mais finalement mon choix s’est porté vers OUTLAST, le survival-horror du studio Red Barrels qui a eu un fort succès pour son premier essai.

Si ce n’est pas particulièrement la B.O en soit qui m’a marqué dans OUTLAST, c’est surtout le souci du détail dans les bruitages, et par conséquent l’immersion totale que cela a permis dans l’univers du jeu. En effet, le moindre bruitage est pensé, souligné, articulé, tout a sa place. Du bruitage de l’allumage de la caméra, au bruit du zoom, du moindre bruit de craquement de porte à la moindre goutte de sang cliffant sur le sol : tout y est. Les bruitages prennent également tout leur sens lors des scènes de poursuites particulièrement flippante du jeu, où l’on se retrouve à chercher la première planque venue, et dans des conditions de manque cruel de visibilité, on est obligé de tendre l’oreille pour savoir où se trouve le cinglé qui veut nous étriper.

Dans le jeu original, le bruitage typiquement stressant était celui du manque de batterie pour la caméra, qui signifiait qu’on allait plus pouvoir bénéficier de la night vision pourtant essentielle pour avancer plus ou moins alerte dans la fameuse asile. Cependant, le DLC Whistleblower (lien vers mon test sur le site Musga) proposé peu de temps après la sortie du titre originel, a encore plus bouleversé mes attentes, en nous confrontant à des barjots utilisant des armes avec un pattern auditif très particulier : je vous le donne en mille, le fameux son de la scie à poulet et les rugissements du cannibale qui va avec.

Je n’ai probablement jamais autant aimé un survival-horror depuis Resident Evil 4 ou plutôt Dead Space (premier du nom bien sûr), mais là je dois dire que c’est en grande partie l’immersion totale dans l’univers du jeu qui m’a permis d’autant accrocher à cet excellent titre qu’est OUTLAST. Je vous le conseille donc vivement, et par ailleurs vous pouvez vous en faire une idée plus précise via mon Coup de Test (ça date attention) 🙂

N°4 – Amnesia : A Machine for Pigs

Vous est-il déjà arrivé de ne pas spécialement apprécier un jeu avant sa fin ? Attention, je ne suis pas ici sarcastique, je parle vraiment d’un coup de cœur, qui se révélerait uniquement à la scène finale du titre, après environs 6 heures de jeu à plus ou moins s’emmerder. C’est l’expérience particulière que j’ai vécu avec Amnesia : A Machine for Pigs.

Successeur du premier opus Amnesia : The Dark Descent, acclamé aussi bien par le public que par les critiques pour son côté renouveau du système de survival-horror grandement inspiré par les oeuvres de Lovecraft, et basant son système de jeu en grande partie sur le premier Alone in The Dark et ayant entre autres permis le succès d’un certain PewDiePie, la licence Amnesia marque son renouveau avec un nouveau studio de développement : The Chinese Room.

Je ne m’attarderai pas sur les détails du jeu, mais sachez seulement qu’il aurait pu très facilement s’appeler autrement qu’Amnesia : ce que j’en ai retenu, c’est que Amnesia : A Machine for Pigs est un excellent jeu d’aventure, mais un très mauvais survival-horror. En revanche, on ne peut pas lui retirer son  ambiance pesante qui joue beaucoup sur les bruitages (dans une moindre mesure par rapport à OUTLAST mais tout de même) mais aussi et surtout sa B.O de toute beauté. Et nous en venons à la fin du jeu.

La scène finale du jeu, je ne vous la spoilerai pas, car ce n’est pas mon genre. En revanche, sachez qu’il ne me semble jamais avoir fait l’expérience d’une scène finale de jeu vidéo aussi émouvante tant au niveau de la musique (celle que j’ai mis sur cette article), que de la mise en scène. Les paroles sont profondes, pleines de sens, dénonciatrices et permettent vraiment de justifier tout le reste de l’aventure, et assez bizarrement, après avoir fini le jeu sur lequel j’avais pesté à cause de ses nombreux défauts, cette même fin et les différentes explications du scénario que j’aie pu lire en ligne m’ont vraiment conforté dans l’idée que Amnesia : A Machine for Pigs est un excellent jeu. Il faut seulement revoir ses attentes à la baisse si l’on recherche un survival-horror du même type que le premier opus (que je n’ai pas aimé du tout au passage).

N°3 – Deus Ex : Human Revolution

Ah, Deus Ex Human Revolution… Comment décrire ce jeu? Il faut déjà savoir que c’est véritablement mon jeu préféré de tous les temps, et aussi celui qui m’a accessoirement confirmé comme fanatique de jeux d’infiltration.

Je n’ai pas grand chose à dire sur ce dernier, à vrai dire les critiques et l’avis général des gens ont déjà tout dit : c’est un excellent jeu aussi bien par son côté FPS, RPG et plus particulièrement infiltration qui m’a beaucoup plu. Je rajouterai seulement ici que les B.O (comme pour toute la saga Deus Ex) sont réellement excellentes et magnifiques à écouter.

Bien évidemment les fanatiques purs de la série Deus Ex se sont montrés assez critiques (en attendant toujours plus par rapport au premier opus… faut s’adapter les gens, j’ai bien réussi à me remettre du nouveau Thief moi!) mais j’en retiens que ce jeu est un véritable chef d’oeuvre, tant par son gameplay, que par son identité visuelle, auditive et même  scénaristique.

En résumé : LONGUE VIE A DEUS EX ! Oh wait… ils viennent d’en annoncer un nouveau ? 

N°2 – Steins;Gate

Ceux qui me connaissent doivent très probablement déjà savoir ma passion avérée pour la série Steins;Gate, un visuel novel sorti en 2009 et plus particulièrement connu pour son adaptation en animé en 2011.

Ce qui rend Steins;Gate  inoubliable en addition de son scénario farfelu mind-fuck dans tous les sens, avec ses personnages profonds et charismatiques (oui, si vous commencez la série,ne vous fiez pas aux apparences) c’est surtout sa B.O qui ponctue les scènes de façon… oh putain de dramatique! Le thème principal du titre est Gate of Steiner, c’est le plus connu de tous les titres, mais toute la B.O est vraiment d’une qualité excellentissime, et lorsque l’on s’embarque dans cette aventure scénarisée de 30h de jeu, on ne s’attend vraiment pas à ressentir autant d’émotion le long du chemin parcouru.

Je l’aurais aisément placé en première position si je devais noter la B.O de l’animé ou encore du film (qui est ma préférée) cependant ici on parle véritablement du visual novel, avec les musiques originales qui restent toujours dans le même ton, mais bon voilà comme à la base c’est pas EN SOI un jeu je me suis dis que je laisserai place à un autre, et en l’occurrence la place est bien méritée 😉

P.S : j’ai eu beaucoup de mal à choisir une musique parmi toute la B.O, donc du coup j’ai mis « Believe me » qui est probablement une des plus tristes et jolies en même temps (oui, seulement UNE :D).

N°1 – Metal Gear Solid

Je ne pense pas être bien original avec ce choix de première position, mais à vrai dire le thème principal que j’ai mis parle de lui-même. La B.O orchestrale de MGS se place autant au rang de chef-d’oeuvre que la saga elle-même. J’ai choisi ici de mettre le thème principal de la version de MGS2, mais mon petit préféré de la série reste MGS 3 : Snake Eater 😀

Je n’ai que peu de mot pour décrire ce que je ressens quand j’écoute ces musiques, on se sent vraiment à la fin d’une épopée magistrale finalement aussi exténués que ce pauvre Snake à la fin d’une mission.

En plus de la B.O je rajouterai également les bruitages bien connus du jeu : le fameux codec, la fameuse ponctuation quand l’on se fait repérer, connu de tous les geeks qui se respectent et ainsi de suite…

P.S : Mon passage préféré est à 3:00 de la vidéo!

Et bien voilà, c’est sur ce que se termine ma deuxième participation au TFGA, et j’envisage bien de faire toutes les prochaines éditions si elles m’inspirent comme celle-ci. Je dois dire que j’ai toujours été très attentif aux sons et plus particulièrement aux musiques que ce soit aussi bien dans les films que les jeux vidéos, et j’espère vous avoir fait partagé quelques belles musiques dont vous vous rappelerez 😛

TFGA n°6 : Ces moments où la manette A volé

Bonjour tout le monde,

Je n’ai pas eu l’occasion de poster beaucoup d’articles depuis le création de ce blog par manque de temps (et de motivation je l’avoue ^^’) mais j’y travaille, ne vous inquiétez pas! Aujourd’hui j’ai envie de participer à un concept proposé par l’ami Alex Effect qui s’appelle Top Five Games Addict.

Comme je n’ai pas participé au 5 premières éditions (du moins pas officiellement), l’idéal serait de commencer par vous expliquer le concept :

Tous les mois, des bloggers et rédacteurs sont invités à écrire leur TOP de jeux vidéos selon un thème choisi au préalable par Alex.

On a pu déjà voir notamment les tops des morts les plus marquantes des jeux vidéos, les tops de personnages féminins, ou encore les tops de manettes. Sympa ce concept, n’est-il pas ? En tout cas, moi ça me plaît, c’est pourquoi j’ai décidé de me lancer dans l’écriture pour cette sixième édition du TFGA avec pour thème cette fois-ci :

Ces moments où la manette a (failli) volé(r)

Alors je tiens tout d’abord à préciser que je ne fais pas spécialement partie des joueurs dits « calmes » (comme un bon nombre de mes pairs j’imagine), et donc il n’est pas rare de me voir passer à un stade critique de surchauffemment céphalique au bout de 10 minutes de jeu si effectivement il s’avère que c’est pas mon jour. Donc dans mon cas, OUI, la manette a EFFECTIVEMENT volé.

N°5 :  Hitman Absolution

Hitman: Absolution

Il faut tout d’abord savoir que je suis un fana du genre des jeux d’infiltrations. Ayant découvert ces derniers tout jeune avec la série des Metal Gear Solid, c’est tout naturellement que je me suis mis à jouer à la série des Hitman, Thief et compagnie qui font désormais partie de mes jeux favoris.

Si récemment, DISHONORED était aux honneurs sur nos bonnes vieilles consoles et PC, c’est presque au même moment qu’est sorti Hitman Absolution, le dernier opus en date nous permettant d’incarner ce cher Agent 47.  Ce qui m’intriguait le plus c’était l‘immense variété de possibilité qu’offrait le gameplay, ainsi que l’aspect monde ouvert poussé à son paroxysme : imaginez un peu ça, le véritable pied pour tout bon jeu Hitman qui se respecte!

Après avoir fini une première fois le jeu en mode normal, je me suis lancé dans la quête de finir le jeu en Mode Puriste dans tous les niveaux. Il faut savoir que c’est aussi l’une des particularités des jeux Hitman, fonctionnant par un système de mission avec des points, le replay-value prend ici tout son sens lorsque l’on cherche à obtenir la manière la plus rapide et la plus efficace de finir une mission tout en ayant la classe.

Au final, je suis fier de dire que j’ai réussi. Oui, j’ai plié Hitman Absolution en mode puriste. Mais à quel prix ? Je ne compte plus le nombre de retry que j’ai effectué, où je passais parfois des trentaines de minutes à préparer un coup pour qu’au final tout foire en une poignée de seconde parce qu’un blaireau de garde foire mon timing parfait. Rageant? C’est le mot.

Finalement, j’en retiens que Hitman Absolution est probablement un des seuls jeux à m’avoir donner la satisfaction complète de devoir le dompter du début à la fin dans le but de le finir en Mode Puriste, et le pire dans tout ça, c’est que chacun a sûrement trouvé sa propre façon de poutrer le jeu d’une façon encore plus optimale et simple que la mienne, et c’est ça qui est excellent !

N°4 – Counter Srike 1.6 (… Condition Zero… Source…)

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Si il y a bien un jeu qui a probablement bouleversé mon enfance (et je pèse mes mots), je crois que c’est bel et bien Counter Strike 1.6. Introduit  par mon frère dès mon plus jeune âge (comme d’ailleurs pour le reste de ma culture vidéo-ludique), ce bon vieux CS occupait mes longues heures d’ennui quand je rentrais de l’école primaire (déjà jeune je sais). Si à l’époque mes heures de jeu étaient limitée par ma frousse terrible de jouer en bas dans la chambre de mon frère de peur de me faire attaquer par un fanatique déguisé en Scream, ce problème fut vite contourné dès mes 11 ans quand je me suis véritablement mis à jouer en ligne.

J’ignorais alors que je signais également pour perdre toute vie sociale pendant quasiment 2 ans ! L’exemple le plus extrême reste probablement mes 2 mois de vacances d’été de 5ème resté à être enfermé de 11h à 3 du mat’ à tenter d’améliorer mon skill, à développer de nouvelles strats avec des potes tout juste rencontrés en ligne, à rager contre les cheaters à chaque p*tain de match cherché via mIRC… CS à cette époque c’était bien plus qu’un jeu mais tout un univers avec ses codes, ses domaines (c’est à cette époque que j’ai appris la gestion des serveurs FTP, loué mon premier serveur de jeu/web, appris le montage vidéo, le modding…), ses teams, ses compétitions, ses icônes (mSx foreva ❤) mais aussi malheureusement tout le côté addictif qui en découle.

Ici pour le coup, c’était vraiment plus des coups de rage comme je le disais précédemment qui visaient les cheaters, les campers, les noobs... Rien de bien original vous me direz, mais tout de même ça m’a valu un bon nombre de casque pété, de clavier explosé (heureusement ma Razer Lachesis a survécu à cette époque par je ne sais quel miracle).

N°3 – The Binding of Isaac

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Si tout à l’heure je me plaignais de mes retrys à gogo après des trentaines de minutes de préparation pour Hitman Absolution (hey hey ça rime, coïncidence ?), je ne m’imaginais jamais pouvoir trouver un jeu encore plus cruel et impitoyable. The Binding of Isaac fait partie de ces jeux que l’on adore et auxquels on est addict mais qui continuent pourtant de nous cracher au visage même après des heures d’expérience.

Si vous ne connaissez pas le principe, The Binding of Isaac est un rogue-like, c’est à dire qu’il se compose de niveaux créés aléatoirement. On évolue globalement dans une forme de donjon à la Zelda, et une grande part du gameplay s’en aspire d’ailleurs largement. Le but est simple : défoncer le(s) Boss final/aux. Autant vous dire que la tâche n’est pas simple, parce qu’aussi bien parfois on est bien parti et le jeu se montre clément en nous refilant des objets utiles et efficaces pour dépoter les ennemis, et globalement on a la chance de ne pas avoir des boss trop difficile (que l’on doit affronter à chaque étage, le but étant de descendre tous les étages jusqu’au dernier pour affronter le Boss Final) mais autant parfois on commence notre run avec des objets complètement ridicules et inutiles, et le hasard (ou la malchance?) veut qu’on obtienne d’autres items qui nous enfoncent encore plus dans l’handicap…

C’est déjà le premier truc rageant de TBOI, mais rien de bien problématique si on vient seulement de commencer la partie, il suffit de recommencer une nouvelle run, n’est-il pas ? Mais alors qu’en est-il lorsqu’après une bonne heure de jeu, une fois bien équipé et paré à affronter le boss il s’avère que tout ne fonctionne pas comme prévu et que mon pauvre Isaac se fait poutrer ? La rage, la vraie.

N°2 – DARK

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En 2013, je me suis mis à commencer à produire un contenu audio-visuel d’une meilleure qualité avec notamment ma chaîne TrickyFrench sur laquelle je postais de façon mensuelle (quand c’était possible) mes Coup de Tests. C’était grossièrement un JDG mais sur les jeux actuels, et je me voulais le plus critique possible sur le jeu en cours de test même si ça allait bien entendu dans l’excès dans le but humoristique des sketches. Seulement voilà, il y a un jeu qui a signé mon arrêt définitif des Coup de Test (que j’adorais pourtant vraiment faire), et ce jeu maudit c’est DARK.

Il y a peu de jeux qu’il m’ait été vraiment difficile de finir au sens subjectif du terme et non pas d’un point de vue de la difficulté même du titre, même si ici on s’en rapproche quand même pas mal. Pour faire un test le plus fiable possible, je me suis donc forcé à finir ce bousin intergalactique, qui se veut être un hybride de Twilight et d’un système de jeu d’infiltration Deus Ex complètement foiré. Je vous invite par ailleurs à aller voir le Coup de Test en question pour vous faire une véritable idée sur ce jeu, et surtout pour véritablement comprendre les raisons qui me poussent à le mettre dans ce top. Dans tous les cas, j’ai beaucoup souffert, et j’pense que j’étais honnêtement en rage continuellement pendant mes parties sur ce jeu.

N°1 – Pokémon : Version Rouge Feu

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Bon alors là, ça va peut-être vous étonner, mais Pokémon Version Rouge Feu (sur la bonne vieille GameBoy Advanced SP) a toutes les raisons d’être en haut de ce top. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il représente EXACTEMENT le moment « où la manette a volé » ou plus précisement la GameBoy dans ce cas précis.

Pour vous mettre dans le contexte, je devais avoir dans les 8 ans il me semble, peut-être avant, et je venais de me faire poutrer violemment par je ne sais plus quel personnage ce qui veut bien entendu dire me faire voler toutes mes tunes. Je sais pas trop ce qui m’a pris, mais la rage était telle qu’un inopiné rapprochement entre mon front et l’écran de ma GBA s’est produit.

Résultat : un écran complètement explosé qui faisait ensuite des arcs-en-ciel, un bon mal de crâne pendant un bon quart d’heure et ensuite le regret d’avoir explosé ma chère GBA toute la soirée. Quelques jours plus tard mon père a eu tellement pitié de moi qu’il m’en a racheté une comme c’était même pas la peine d’essayer de le réparer. Dans tous les cas, j’ai jamais réessayer d’y rejouer. Quel dommage.

Et bien voilà c’est sur ces belles paroles que mon premier TFGA se conclut, j’espère que cet article soit assez hors sujet d’avec l’univers du filmmaking (quoique y’a quelques anecdotes) vous aura tout de même plu, et j’ai hâte de participer aux prochaines éditions. En attendant, pensez à aller jeter un oeil du côté de chez Alex Effect. 🙂

HUSH : Début du projet

Bonjour à tous! 

Aujourd’hui pour mon troisième article, avant même de vous parler de Keep Closed, j’ai décidé de vous annoncer officiellement que je travaille sur un nouveau projet de court-métrage appelé HUSH.

Alors, qu’est ce que c’est Hush?

Je vais pas trop rentrer dans les détails pour ne pas tout vous spoiler avant même le commencement du projet, mais il s’agira d’un court métrage thriller/suspense centré sur un certain Joe. Je ne vous confirme rien pour l’instant quant aux acteurs, mais vous devriez a priori retrouver ceux que vous avez déjà pu voir dans Keep Closed, et notamment ce cher Sébastien dans le rôle principal.

Je n’en suis actuellement qu’à l’étape de l’écriture du script, j’aurai donc toute l’occasion de vous parler de cela plus en détail à l’avenir, mais sachez que je posterai des articles régulièrement, dès qu’une des étapes de production du film sera achevée. Cela me permettra de faire un topo de l’avancement général du projet, et ça sera l’occasion pour vous de suivre pas à pas l’élaboration de nos projets.

Par ailleurs, nous réfléchissons aussi à la création d’un studio avec un nom et un emblème un peu plus sérieux que « le Tricycle Rose » que nous avons utilisé pour Keep Closed.

On se voit donc très bientôt pour plus de news sur HUSH, de nouveaux articles sur mon matériel, et toujours plus de conseils de filmmaking! 🙂

A bientôt! 

Mon matériel

Bonjour à tous!

Voici donc le deuxième article de mon blog qui sera entièrement consacré à mon matériel vidéo. L’idée ici n’est pas de vanter l’étendue de mon matériel (qui est loin d’être cher et encore moins alléchant) mais plutôt de vous montrer dans quelles conditions sont tournés nos projets, et éventuellement de créer une sorte de plan du site où vous pourrez retrouver les liens vers mes différentes review de ces mêmes produits. Dans tous les cas, c’est parti!


CAMERA

Ah, cette bonne vieille caméra Handycam Sony a été mon « premier » vrai caméscope. A l’origine cadeau destiné pour mon père, je me suis vite retrouvé à l’utiliser à chacune de mes vidéos sur ma toute première chaîne sur les jeux vidéos en guise de webcam. Elle a plus tard trouvé encore plus son utilité dans mes Coups de Tests sur la chaîne Tricky French. Elle se sera avérée cependant très vite limitée, non seulement par sa qualité d’image mais aussi et surtout par le fait même qu’elle ne reste qu’une caméra bon marché qui se retrouve incapable de tourner la moindre scène dans des conditions de basse lumière. Elle sera donc très vite remplacée par ma caméra actuelle, que vous retrouverez ci-dessous.

Vers avril 2014, je me suis enfin décidé à passer à la gamme du dessus en achetant mon tout premier reflex, le fameux Canon 600D. Bien connu pour son excellent rapport qualité/prix, c’est surtout sa capacité à filmer à une résolution de 1920×1080 à 24 images par secondes qui m’a séduit. C’est finalement en regardant différents extraits de vidéo sur YouTube que je me suis rendu compte des capacités de ce petit boîtier miracle. Après plusieurs mois à appréhender l’engin, c’est avec l’aventure Keep Closed que j’ai pu vraiment exploiter le 600D à 100%. J’y ai intégré un plugin appelé Magic Lantern exclusif à Canon, qui permet d’agrandir les possibilités côté vidéo. Je ne regrette aucunement mon achat, le boîtier est certes limité comparé à des modèles plus haut de gamme comme le 5D ou bien même la gamme des caméras cinéma Canon, mais pour l’instant je n’envisage pas de changer de caméra. D’autant plus que nombres de sceptiques ont été bluffés par les capacités du 600D et même de son petit frère 550D entre les mains de personnes comme Kendy Ty qui font comparer ces deux boîtiers à des caméras haut de gamme.

Cela démontre encore une fois, que l’important n’est pas la caméra que l’on utilise, mais la personne qui l’utilise.


OBJECTIFS

C’est l’objectif de base qui était vendu avec mon 600D. C’est bien entendu un objectif photo récurrent vu son prix relativement bas (<150€). Il couvre une gamme assez grande de 18 à 55mm ce qui donne à peu près 28mm à 88mm en tenant compte du facteur multiplicateur appliqué aux boîtiers APS-C. Son ouverture quant à elle va de f/3.5 lorsqu’il est à 18mm à f/5.6 lorsqu’il est à 55mm ce qui ne permet pas un beau flou de profondeur de champs mais qui d’un autre côté ne rend pas la mise au point difficile. L’objectif n’est donc pas à ouverture constante, ce qui limite son utilisation pour les zoom in-camera, en effet si l’on s’amuse à zoomer pendant qu’on filme on constatera un assombrissement de l’image dû à la fermeture progressive de l’iris. Cette ouverture est relativement petite, ce qui ne laisse entrer que très peu de lumière, on peut donc difficilement imaginer utiliser cet objectif dans des conditions de basses lumières, c’est pourquoi mon choix s’est tourné vers un autre objectif, trouvable ci-dessous.

Aussi appelé « nifty fifty » cet objectif fixe à 50mm dispose d’une ouverture relativement grande (f/1.8) pour un prix sacrifié (~100€) ce qui en fait un must pour tous les amateurs de flou de profondeur de champs et de scènes en condition de basse lumière! En revanche attention, il s’avère beaucoup moins net à son ouverture maximale de f/1.8. La qualité de fabrication explique également le très bas prix puisqu’il est avant tout fait de plastique très fragile et de nombreuses personnes se sont plaintes du mécanisme de connexion au boîtier qui est lui aussi fait de plastique qui peut alors se bloquer dans ce dernier si il est abîmé. De même la bague de mise au point est minuscule, ce qui rend l’utilisation avec un follow focus quasiment impossible (plus d’infos dans un prochain article sur mon follow focus). Enfin je soulignerai que 50mm donne sur un boitier rogné comme le 600D une valeur réelle de 80mm ce qui est relativement zoomé. Pour avoir utilisé cet objectif 90% du temps sur mon tournage de Keep Closed, je ne peux que déconseiller d’utiliser uniquement cet objectif pour un tournage. La mise au point est très tendue à réussir du premier coup, et parfois même si l’image semble au point, il est possible que la mise au point soit un poil décalée ce qui a pour résultat un léger manque de netteté assez dérangeant.

C’est le messie des filmmakers et des photographes à budgets serrés.

Pendant des mois je n’ai vu que par mon objectif Canon 50mm dont je parlais ci-dessus, mais voilà n’ayant pas les moyens de m’acheter de fameux objectif à bande rouge que vous avez sûrement l’habitude de voir sur les reflex de tout cinéaste qui se respecte, je me suis tourné vers une solution beaucoup plus cheap : les vieux objectifs. Eh oui, qui l’aurait cru? Les vieux objectifs de votre oncle peuvent être réutilisés avec une simple bague d’adaptation dépendant de la monture originelle de l’objectif. Pour ma part j’ai pu trouver ainsi 3 objectifs de monture Olympus dont ce fameux Tokina que j’utilise dorénavant pratiquement tout le temps.

L’avantage de ses objectifs si ce n’est leur coût, est leur qualité de fabrication qui, on le savait déjà, était bien meilleure à l’époque des argentiques. Le fait que ces objectifs sont pour la plupart uniquement manuels (ouverture comme mise au point) les rendent inintéressant pour la plupart des photographes qui ne voient que par l’autofocus, mais c’est bien notre veine à nous les cinéastes qui nécessitent de belles bagues de mise au point manuelle pour utiliser proprement nos follow focus.

Pour en revenir à ce fameux Tokina, il a une valeur réelle de 45mm sur mon boîtier APS-C ce qui lui donne à peu près un angle correspondant à la vision humaine, un objectif passe partout qui correspondrait à un 50mm sur un boîtier plein (non rogné comme le mien). On pourrait regretter l’ouverture qui pourrait être plus grande pour être intéressante au niveau des flous de profondeur de champs mais cet objectif fait très bien ce qu’on lui demande, et si peu qu’on a une scène modérément éclairée on obtient de bons résultats.

Encore une bonne pioche parmi les vieux objectifs de mon oncle, on a ici un objectif dont la qualité de fabrication n’égale pas celle du précédent Tokina, mais qui a l’intéressante spécificité d’avoir une ouverture constante. Contrairement à l’objectif du kit de base 18-55mm, cet objectif me permet donc de faire des zooms sans avoir à me soucier de la variation de lumière entrant dans mon capteur. Il en reste cependant que le mécanisme permettant de zoomer est un peu archaïque : c’est un push&pull, ce qui signifie que que l’on doit tirer sur l’objectif pour zoomer et pousser pour dézoomer ce qui ne rend pas la tâche très fluide mais qui est néanmoins beaucoup plus intuitif que les bagues conventionnelles d’aujourd’hui. L’ouverture bien que constante reste également assez petite avec une valeur de f/4.5, il faudra ici songer à bien éclairer la pièce si l’on ne tourne pas en extérieur pour avoir une exposition correcte.

Les vieux objectifs, tout le monde crache dessus, mais ça fait le job et en plus ça soulage le portefeuille.


AUDIO

C’est probablement l’un des premiers achats que n’importe quel vidéaste se doit de faire pour améliorer ses vidéos : le micro. Avant même de songer à acheter mon 600D, c’est ce fameux Zoom H1 que j’avais acheté pour Noël. Par delà son prix relativement abordable (~100€ + 15€ pour le kit comprenant un trépied de table, une mousse et un adaptateur secteur pour ne pas avoir à utiliser de piles) c’est surtout sa qualité sonore qui prime. Bien entendu, il s’agit avant tout d’un enregistreur numérique, il n’est donc pas à l’origine supposé être utilisé comme micro d’appoint, mais la qualité sonore de ses deux micros en position X,Y permettent si ils sont bien utilisés d’avoir une qualité sonore incomparable au micro interne du 600D. On a la possibilité de brancher un micro sur le Zoom H1 via une prise jack (verte) ce qui est très utile lors d’interview si l’on souhaite utiliser un micro-cravate, cependant si l’on souhaite brancher des micros plus coûteux dont les branchements sont différents (XLR), ce n’est probablement pas le choix à faire et il faudrait s’orienter vers son grand frère le Zoom H4N (~250€) mais hélas notre budget de réalisateurs indépendant n’est pas extensible à souhait, donc on fait avec les moyens du bords.

Par les moyens du bord, j’entends utiliser directement le H1 sur une perche (qui ne s’avère être qu’un vieux trépied pour parapluie dont un des pieds était cassé) à laquelle j’aurais ajouté ce qu’on appelle un shockmount maison, littéralement un « absorbeur de choc », ces espèces de bidules à élastiques qui permettent d’isoler les différentes vibrations dues à la manipulation de la perche. Le dernier « outil » indispensable est un bon perchman. En effet, même un matériel haut de gamme, mal manipulé donnera de mauvais résultats. Il faut toujours veiller à ce que le micro soit le plus proche possible de la source sonore, à savoir la bouche de l’acteur ou le bruitage que l’on cherche à enregistrer : en sachant que l’enregistrement de bruitage sur le H1 est très limité, le bruit de fond étant toujours présent il est préférable d’enregistrer les bruitages plus tard en post-production comme il se fait très souvent dans la plupart des productions cinématographiques (le métier de bruiteur existe, eh oui!). Il faut également veiller à qu’il n’y ait pas de saturation lors de l’enregistrement, d’où l’importance du perchman qui doit monitorer le son à chaque répétition : ce sont les deux règles de la prise de son. Pour les prises de son en extérieur, il est aussi préférable d’utiliser quelque chose pour couvrir le micro, la mousse vendue avec le kit n’étant pas suffisante pour couper la moindre brise, une vieille chaussette assez épaisse fera l’affaire en guise de « deadcat » ou « redhead« .

J’insiste encore sur ce point : le son est la variable la plus importante d’une production. On excuse un éclairage « bâclé » si le scénario rattrape le tout mais un son affreux coupe toute envie de regarder un film.

Qui dit « monitorer le son » dit écouter en temps réel ce qu’enregistre le micro au bout de la perche. C’est pourquoi un bon casque est l’outil indispensable du perchman (ou de l’ingénieur son si les rôles sont séparés). Vous avez probablement déjà vu ce casque quelque part, puisqu’il est l’outil de base des DJ de soirée et qu’il est particulièrement attractif par son excellent rapport qualité/prix. La qualité sonore est acceptable sans être géniale, il isole plutôt bien le son et est assez confortable, on en demande pas plus pour une vingtaine d’euros, en plus de ça il est vendu avec tous les outils nécessaires à savoir un adaptateur jack 3.5mm > 6.5mm et il profite en plus de ça d’une longueur de câble optimale (3m) pour l’utilisation sur une perche.


ECLAIRAGE

Mon kit d’éclairage est hélas la seule chose plutôt inexistante. Je dispose (comme la plupart des gens) de lampe de chantier et d’halogènes plutôt utiles pour éclairer grossièrement une scène, mais rien de trop modulable c’est pourquoi je n’ai pas encore trop l’occasion de me frotter au vrai boulot de la cinématographie. J’ai tout de même acheté 2 lampes parapluie 5500K + trépieds qui me permettaient au départ d’éclairer mon fond vert (2.8×1.8m) mais ils m’ont surtout servi d’éclairage principal dans la plupart de mes scènes de Keep Closed. Comme je le disais plus haut, l’éclairage n’est pas mon fort bien que ce soit un domaine très passionnant et réellement important pour l’ambiance de chaque scène, je veillerai à améliorer mon kit d’éclairage dans les prochains mois avec notamment de vrais projecteurs (appelés des « mandarines » au cinéma) ainsi que des réflecteurs pour mieux filtrer la lumière et la modeler selon mes envies. Le choix plus haut de gamme serait des panneaux à LED, car ils ont l’avantage de ne pas chauffer contrairement aux halogènes classiques, mais là encore le prix serait bien trop élevé par rapport à mon budget. Il faut parfois savoir faire des compromis.


SUPPORT

Ce trépied Manfrotto est le premier que j’ai choisi pour aller avec mon 600D. Auparavant n’ayant pas de « vrai » trépied, j’ai choisi ce dernier étant attiré par la marque bien entendu. Il s’est avéré très peu utile pour son prix (~60€), il peut supporter le poids du reflex mais rien de plus, il n’est pas démontable, on ne peut donc pas changer la tête du trépied et on est obligé de se débrouiller avec la tête fournie qui n’est pas fluide, ce qui ne permet pas de faire de panorama ni de tilt, on en restera donc aux plans fixes avec ce petit trépied que l’on privilégiera uniquement pour la photo notamment grâce à son poids très léger et son aspect compact. On a aussi l’impression de s’être fait arnaqué par rapport à la précédente édition qui proposait de retourner les pieds complètement, permettant ainsi de mettre le trépied jusqu’au ras du sol, alors qu’ici les pieds sont bloqués à un certain niveau et il n’y a pas non plus de possibilité de réellement verrouiller les pieds.

C’est en cherchant parmi les trépieds à tête fluide à petit budget que je suis tombé sur cet article AmazonBasics qui comme son nom l’indique est un trépied exclusivement vendu par le site Amazon. Pour un prix record de 70€ lors de mon achat, ce trépied regroupe tous les éléments qui me manquaient avec mon petit Manfrotto Compact : robustesse, fluidité, utilité et mobilité.

Alors oui cela peut paraître assez illogique pour ce qui est de la mobilité puisque ce trépied est extrêmement lourd, mais cela contribue également à sa robustesse. Le trépied est donc vendu avec un sac de transport bandoulière d’assez bonne facture qui permet aisément de déplacer le bousin sur tous mes lieux de tournage. La tête fluide n’est bien évidemment pas de la même qualité qu’une Manfrotto à acheter séparément qui coûte 2x le prix de ce même trépied, mais elle fait son job et permet si l’on s’applique un temps soit peu à chaque fois d’avoir des plans relativement fluides. Il faut savoir qu’un vrai trépied convenable ,solide et disposant d’une tête fluide dépasse largement les 200€. Ici pour 70€ je retrouve tout ce que j’attends d’un trépied pour caméra, en sachant que j’ai également trouvé moyen de rajouter encore plus de poids sur la colonne du trépied pour pouvoir combler le poids supplémentaire de mes nouveaux articles qui s’ajoutent à mon reflex. Par ailleurs, j’ai maintenant également la possibilité de changer la tête du trépied tout en gardant les pieds, ce qui sera toujours utile dans le futur. Pour ce qui est de la maniabilité, le trépied est tout en aluminium, dispose également d’un niveau à bulle, mais aussi et surtout il bénéficie d’un système permettant de positionner les pieds comme on le souhaite sans limite d’angle. Les pieds à proprement parler disposent de petits embouts en caoutchouc que l’on peut retirer pour pouvoir planter le trépied dans le sol en cas de tournage en extérieur.

La seule chose qu’on pourrait éventuellement lui reprocher, c’est l’impossibilité de verrouiller la position des pieds à proprement parler : il existe un bouton de sécurité qu’il faut appuyer pour pouvoir étendre les pieds sur un angle encore plus important, mais il n’y a pas de réel moyen de bloquer ce dernier. On pourra également dire que le système de quick-n-release (plateforme pour fixer la caméra sur la tête) est assez peu pratique à manier.

J’étais à la recherche d’un rig, c’est à dire d’un support pour épaule pour filmer avec mon 600D pour le tournage de Keep Closed. Sachant pertinemment que mon trépied de l’époque (le fameux Manfrotto Compact) ne suffirait pas pour les 3/4 des plans du film, je me suis tourné vers cet article vendu sur Amazon sous plein de marques différentes. Il s’agit en fait d’un support où les bras sont orientables à souhaits, ce qui fait que l’on peut aussi bien l’utiliser comme Shoulder Rig (support épaule), comme Cage, comme Fig Rig (comme un volant) et de pleins d’autres façons possibles. Qu’en est-il réellement?

Hé bien la seule position vraiment valable est bien entendu la position en support épaule. Le principal problème de ce rig est le manque de contrepoids, son utilisation est quasiment impossible sans un contrepoids supplémentaire au niveau du dos. Pour le tournage de Keep Closed, n’ayant que la caméra sur le rig, un simple poids en bracelet pour le sport suffisait à contrebalancer le tout, mais maintenant que mon setup est beaucoup plus complet et lourd, j’ai du améliorer le rig en rajouter 2kg de vrais poids en bricolant un peu. Le second vrai problème est la qualité de fabrication, l’ensemble est en plastique, les vis sont par conséquent très fragiles et supportent très peu le serrage ce qui fait qu’on a jamais vraiment un truc stable qui ne risque pas de bouger. Pendant le tournage le bras extensible s’est cassé, on a du le réparer avec du double-face et ça semble tenir à l’heure actuelle, mais ce que j’en concluerai c’est que ce rig ne vaut bien évidemment pas les 40€ auxquels il est vendu. Pour une petite caméra sans doute qu’il pourrait suffir, mais si peu que l’on commence à ajouter du poids cela devient impossible. Je l’utiliserai encore un moment jusqu’à ce que l’occasion se présente de pouvoir racheter un rig plus solide et plus fiable.

J’ai acheté cette petite loupe après avoir tenté moi-même d’en fabriquer une : ce qui s’est bien entendu soldé par un lamentable échec, sinon j’en aurai pas acheté une, hein. Il faut bien entendu rappeler, que ceci n’est purement et simplement qu’une loupe avec un œilleton, absolument rien de plus. Les vrais viseurs LCD, utilisent des technologies beaucoup plus poussées qui utilisent directement les infos venant de la caméra pour donner une meilleur image, etc.. Le souci? Et bien si on prend par exemple le Zacuto Z-Finder, le prix s’élève à… 3000€. Alors en y réfléchissant à deux fois je me suis tourné vers cette petite loupe de construction chinoise qui m’a coûté moins de 10€ et qui me sert à mieux faire la mise au point en utilisant mon rig et me permet surtout de voir ce qu’il se passe sur l’écran en cas de plein de soleil. Je l’ai également bricolé un petit peu histoire de virer le vieux système d’aimant qui servait à fixer la loupe sur le reflex. Maintenant avec un peu de scratch je peux l’entourer autour de mon viseur LCD qui est rotatif, ce qui me permet de l’utiliser dans toutes les positions.


ACCESSOIRES


MONTAGE

  • mon toaster portatif : mon bon vieux Acer Aspire V3 17 pouces, i3 GeForce 710m (navet) mais j’ai aussi une vieille tour qui dispose d’une carte d’acquisition pour les sources HD AverTv H727
  • Sony Vegas Pro 12 : mon logiciel de montage, j’envisage de passer à Premiere Pro mais pas dans l’immédiat
  • Adobe After Effects CC : pour tout ce qui est effets spéciaux
  • Adobe Audition CC : la retouche obligatoire du son en post-prod (le mixage c’est sur Vegas Pro)
  • Adobe Photoshop CS5 : un must-have, pas grand chose à dire vous connaissez tous plus ou moins
  • Magic Bullet Looks : un outil qui me permet de « coloriser » mon image pour qu’elle ressemble à ce que j’imagine
  • Final Draft : c’est mon logiciel de scripting, un classique de l’industrie du cinéma
  • Evernote : très utile pour faire des petites listes de tâches et pour créer des notes
  • Bloc-note : ton ami, toujours plus efficace qu’une feuille de papier

Info : cet article sera mis à jour dès qu’une review sortira ou que ma liste de matériel s’agrandit tout simplement.